Trois
clowns préhistoriques
se disputent des patates...
Comment mieux résumer notre monde?

Avec:
Patricia Gomis, Jeannine Gretler & Gérard Corbion
Mise en scène:
Pierre Richards
Visite
du site Avanti!

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Au
début presque rien.
Un petit lopin de terre tout rond.
Quelques pierres, quelques pommes de terre?
Presque pas de bruit.
Presque pas de vie.
Mais tout d’un coup, de cette nuit,
surgissent trois êtres ventrus, fessus, bossus!
Ils ont peur, forcément, c’est le début.
Ils ne savent rien, rien de rien. Il leur faut tout découvrir,
tout apprendre: avanti!
De bon cœur
et plein d’entrain, ils s’y mettent: du bout de leurs
doigts jusqu’au bout de leurs orteils, du bout de leurs
orteils jusqu’au bout de leur «champ» ils explorent
tout !
Et expérimentent par hasard, par accident, par le jeu,
par instinct aussi. Le trio comprend vite, apprend vite.
En 3 jours et 3 nuits, ils s’inventent et nous inventent
"un monde à part".
 
"(…)
Une de ces grandes réussites se nomme « Avanti !
» et sa drôlerie est délicieuse. On sait tous
que nous sommes restés assez primates. Le spectacle prend
l’image au pied de la lettre. Trois êtres primitifs,
tout étonnés d’être là, vont
peu à peu découvrir leur petit monde. Sur un cercle
de terre brune où ne poussent que de grosses pommes de
terre, ils vont revivre l’évolution rien que pour
nous. Ils acquerront successivement la marche, la propriété
privée, l’amour, la cupidité, l’éclairage
électrique, la rigolade, la mort et la mauvaise foi. Malgré
nos oripeaux modernes, nous n’avons guère évolué
plus loin… Si la caricature fait mouche, sous la conduite
de Pierre Richards, c’est parce que le spectacle invente
un monde cohérent, très lisible, tenu à la
force du poignet par trois acteurs heureux dans leur corps de
clowns préhistoriques. Gérard Corbion, Patricia
Gomis et Jeannine Gretler ne diront pas un (vrai) mot, mais leur
humour physique parlera pour eux.
Entre film muet, pantomime, commedia dell’arte et
tragédie éternelle, leur trio jongle avec l’anachronisme
pour mieux nous décoiffer. Une réussite
d’autant plus réjouissante qu’elle réunit
une compagnie ancienne (la Casquette), une récente (Orange
Sanguine) et une venue d’ailleurs (Côté Jardin,
du Sénégal). A sa façon, leur rencontre réinvente
l’électricité! (…)"
Laurent
Ancion – Le Soir – Vendredi 19 août 2005
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