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C’est l’histoire d’un jeune homme à peine
sorti de l’adolescence qui raconte et se raconte. Il nous
parle d’une famille, la sienne: d’un père qui
n’entend rien sinon la règle et la loi qu’il
assène à grands coups de pieds dans tout ce qui
bouge; d’une mère absente; d’un frère
(le préféré des parents) qui est tellement
peureux que même son ombre l’effraie.
Parce que la famille
qu’il n’a pas choisie, n’est pas à la
hauteur de ce qu’il espère de la vie et, pour se
donner une contenance, il est dans le défi permanent.
Il s’invente alors un voyage où les rencontres faites
de coups bas et quelquefois d’heureuses surprises sont nombreuses.
Une manière pour lui de se rassurer sur lui-même
et sur ce monde qui n’est pas parfait…
Le spectacle
invite les spectateurs à réfléchir aux bassesses
et aux grandeurs de ce personnage qui s’invente un monde
où pouvoir dire avec pudeur, ses doutes, ses espoirs, ses
rêves et ses questions sur la vie.
Une ode à la force de vivre et d’aimer teintée
d’humour et de tendresse. En somme, le monde tel qu’il
est… presque parfait!
 
«Venu
confirmer son talent, Soufian El Boubsi, inoubliable dans «Terres
promises», change cette fois de registre. Conteurs hors
pair, lui aussi, et digne fils d’Hamadi, il livre un one
man show impressionnant dans «un monde presque parfait»
où le comique et la gestuelle se taillent la part du lion.
Passant avec dextérité d’un personnage à
l’autre, il nous emmène dans un voyage imaginaire,
seul salut aux yeux du mal aimé de la famille. Même
si le regard paternel finit toujours par nous rattraper. Voilà
un joli prix d’interprétation en vue pour un spectacle
aux accents de Gad El Malhed. Avec une petite leçon à
la clé: méfions-nous de ceux qui paraissent plus
bêtes qu’ils le sont...»
La
Libre 2, mercredi 22 août 2007
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«…De
l’audace, il en fallait aussi à Soufian El Boubsi pour
se lancer seul en scène dans un texte écrit par ses
soins pour le Théâtre du Public. Bouleversant
l’an dernier dans Terres promises, il est hilarant cette année
avec cette histoire d’un fils pas doué, souffredouleur
de son père. Quand on le menace de l’internat,
l’adolescent se prend à rêver d’une autre
vie. On se croit parti pour un drame familial et voilà qu’on
se retrouve dans un conte échevelé où l’on
croise des tondus, crollus et barbus chantant les louanges de leur
dieu (et en prenant pour leur grade), un roi à la tête
de renard, un fou bondissant comme une boule magique et une multitude
d’autres personnages. Le héros, qui ne connaît
pas la peur, est prêt à tout pour la rencontrer. Mais
Soufian El Boubsi mène son récit à une vitesse
vertigineuse, accumulant les gags de plus en plus délirants
rien ne le fait trembler. Jusqu’au jour où… Sans
le moindre accessoire, Soufian El Boubsi mène son récit
à une vitesse vertigineuse, accumulant les gags de plus en
plus délirants et retombant toujours sur ses pattes quand
on le croit égaré. Drôle mais aussi incroyablement
intelligent et cohérent. Un monde presque parfait fait pleurer
de rire de bout en bout, tout en posant mille questions qui concernent
chacun de nous. Et pas seulement les grands adolescents (14-16 ans)
auquel il est destiné…»
Le Soir Mercredi 22 août 2007
(JEAN-MARIE WYNANTS) |