
Photo:
Danièle Pierre

Photo: Danièle
Pierre

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Danièle Pierre

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Danièle Pierre
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Une
femme court, éperdument amoureuse, un homme surgit, désespérément
épris. Ils s’élancent l’un vers l’autre
avec passion. Une musique venue des cieux accompagne leur course
avec lyrisme. Ils tendent les bras. La musique se fait de plus
en plus forte. Ils ne sont plus qu’à quelques pas
l’un de l’autre. La musique s’intensifie et
ils s’enlacent. Un piano tombe du ciel et les écrase!
Noir!
Est-ce
qu’on ne pourrait pas s’aimer un peu? raconte l’histoire
d’une série de personnages dont les destins n’arrivent
pas à se croiser. C’est une course poursuite éreintée
et haletante entre des êtres meurtris et renfermés…
Ils traversent la scène, devant un pianiste, lui-même
seul et abandonné, ébahi, témoin silencieux
et impuissant de notre vie quotidienne devant la détresse
des autres.
Cette
quête de l’inaccessible amour de l’autre n’a
pas de fin, les personnages de cette comédie hautement
burlesque ne renoncent jamais, ils courent toujours, même
après le baisser de rideau, leur vie n’est qu’une
lutte déchirée et hurlante… Ils veulent s’aimer,
se toucher, se rencontrer envers et contre tout, mais un destin
ou une adversité sombre et irrémédiable les
sépare obstinément!
«En une série de tableaux parfaitement
rythmés, maîtrisés, le Loyal du Trac fouille
de son scalpel les échecs, les blessures, les malheurs
de l’amour. C’est corrosif à souhait: on rit
aux éclats! […] Eric De Staercke, à
la diction impeccable, est un clown merveilleux, touchant de poésie.
Une totale coordination entre ce couple sous les yeux d’un
pianiste discret qui tente parfois, mais en vain, de remettre
un peu d’ordre dans ces dérapages amoureux. Quel
bon moment! Théâtre pour adultes, pour enfants? La
question s’efface devant la réussite de ce spectacle
mis en scène par Jaco Van Dormael dont la patte apparaît
clairement dans le splendide mime du ralenti cinématographique.
Un spectacle qui capte l’attention, suscite l’admiration
pour le travail théâtral…»
Philippe
Mathy, Ligueur, n° 37,
19 septembre 2001.
«…
A Huy, après Bruxelles, Spa ou Avignon, le Trac a encore
fait un carton. C’est d’ailleurs épatant de
voir à quel point un spectacle qui évoque les difficultés
de s’aimer peut faire naître, dans la salle, une telle
solidarité ! En sortant, on s’embrasserait presque…
[…]. Que feront les enfants de cette avalanche d’impossibilités
amoureuses? Comme nous, ils rêveront de faire mieux et se
régaleront d’une technique théâtrale
qui flatte l’art éternel du clown. Un coup
de cœur de la presse.»
Laurent
Ancion, Le Soir,
Mercredi 12 septembre 2001.
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