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Le Piano de Nanette permet de renouer avec les mythes ancestraux tout
en restant au cur du présent. Le spectacle est interprété
à merveille, l'instrument enchanté, capable de jouer
seul, étant à inclure dans la distribution. La trame
du récit, son arrière-plan de séparation entre
le père et la mère ramènent à la réalité.
S'explique alors le poids des contes fondateurs dans lesquels on épouse
la personne qu'on aime, quitte à se marier avec un être
surprenant. Inventivité et variété des moyens
dramatiques s'additionnent, accommodés de verve malicieuse.
Michel Voiturier- Vers l'Avenir- 23/08/03
Tout
commence par le coucher d'une petite fille, pour se finir tard dans
la nuit, sans qu'elle soit endormie. Entre les deux, une aventure
prenante, pleine de chaleur humaine et d'ombre fantastique, pour un
spectacle(
) franchement réussi. Le texte de Jean Debefve
allie le quotidien et l'étrange, tandis qu'un conte bulgare,
évoquant loup et Princesse, traverse la nuit et achève
de donner au salon familial les reflets piquants des histoires éternelles.
Laurent Ancion-Le Soir-Mad 03/09/03
Bienvenue
dans le salon douillet de la Grand-Mère Nanette ! Il fait bon
s'y réfugier, à l'ombre du piano
C'est là que son fils et sa petite fille semblent y trouver
leurs repères. C'est là que le premier cherche l'inspiration
pour écrire à sa femme, c'est là que le deuxième
réclame des histoires, matière à nourrir son
imagination ! Tout se recoupera bien-sûr : Les loups, les ours
et les princesses de débarquer dans ce quotidien, au rythme
d'un piano magique et de savoureuses manières de raconter.
Ainsi se transmettront le piano et ses secrets, grand-mère
en petite-fille (depuis sept générations quand-même
!). Le texte de Jean Debevfe regorge de fantastique, de quoi créer
un climat enchanteur exempt de guimauve. Si l'ensemble gagnera encore
en intensité après quelques petites coupes, la pièce
n'en constitue pas moins, l'un de ces moments qu'on oublie pas. Epinglons
le sympathique trio que forment, Sarah Lowe, Mathilde Lefèvre
et Antoine Blanquart, mi en scène par Félicie Artaud.
Sarah Colasse-La Libre Culture 17/09/2003
Nous
sommes dans le salon douillet de Nanette. Autour du piano, la petite
fille et son papa s'agitent. La nuit de prépare, on apprête
les couettes et on lit les histoires
C'est que la petite en
est friande ce soir, elle en aura pour son compte !
Elle aura droit au conte de la Princesse qui devient ours puis inversement,
mais aussi à l'histoire de ce piano, garant de la mémoire
familiale, qui de grand-mère en petite fille a déjà
fait le tour de sept générations. A la source, une grand-mère
chasseresse de loups avait reçu l'instrument de son père-ogre
et de sa mère-sorcière. A trois, ce petit clan s'empare
des histoires. Mais le papa d'un peu plus loin car il s'échine
à trouver les mots justes dans une lettre à son épouse
Le texte de Jean Debefve arpente un univers magique, aux recoins insolites,
subtil comme toujours dans la métaphore. Pour le servir, on
retrouve sous le regard de Félicie Artaud, la grâce et
le raffinement de la formidable Sarah Lowe en Nanette. A ses côtés,
Mathilde Lefèvre déborde de vivacité et Antoine
Blanquart adopte un jeu naturel et spontané. La complicité
tissée entre ces trois générations est touchante
: un fil ténu, palpable. Au centre, le fascinant piano raconte
lui aussi les histoires. Il se dégage un univers étrange
de son envoûtante musique. Si l'ensemble comporte quelques longueurs,
il n'en demeure pas moins captivant, parsemé de paillettes
d'or, de ces petits moments qui remuent, mine de rien. La transmission
ira jusqu'au bout. La lettre de papa à maman aussi finalement
Qui
sait que sous la peau de l'ours se cache une princesse ? Quant au
cur des loups
Sarah Colasse-Le Ligueur 17/09/2003