
Avec: Nicolas Bonneau
Mise en scène: Anne Marcel
Lumières et images: David Mastretta
Production:
Cie Le Lieu-Dit (79);
CO-production:
Paroles Traverses / Festival Mythos – Rennes (35). Soutiens:
Conseil Général des Deux-Sèvres (79),
MJC de Morlaix (29),
Ville de Indre (44),
Théâtre de l’Abbaye – St-Maur (94)
Prix: 9€ / membres de la Roseraie: 6€
Ce «68» se veut tout à la fois ludique et humain, politique, polémique et porteur d’espoir. Contribution à la mémoire de ceux qui ont vécu ces événements, de près ou de loin, sans concession ni glorification, en interrogeant notre histoire récente. Étudiants, travailleurs, politiques, mouvements féministes, syndicats, ouvriers, bourgeois, enfants de 68, mais aussi ceux pour qui 68 n’a pas eu lieu, tous seront convoqués pour cet Inventaire.
Presse
« Son secret est dans le préambule : Nicolas Bonneau n’était pas né en 1968. On a presque envie de dire: tant mieux! Parce que, faute d’avoir vécu la chose, il la fantasme, un peu comme Caubère joue dans sa chambre d’enfant de Gaulle et Mauriac. Ce qui paraît de la candeur devient un récit initiatique par la grâce de sa simplicité.
On dit qu’à l’origine du théâtre en Afrique, il y a le récit du retour de la chasse. Bonneau revient de la chasse à 68. L’histoire de Pierrot, fils d’ouvriers, et de Juliet (avec un seul t), fille de bourgeois, héros de l’amour à la Godard et de la révolution à la Guevara, frôle le roman-photo. Mais ce n’est pas Nous Deux et sa cucuterie, c’est plutôt ma Môme de Ferrat et sa fraîcheur.
Sur 68, chose rare, Bonneau enchaîne, sans les confondre, l’utopie de la jeunesse, ses emportements, sa générosité, ses excès, et le rappel à la réalité du mouvement ouvrier, son poids de vie, la gravité de son expérience, sa franchise sans complaisance, jusqu’à ces mots du père de Pierrot : j’espère que mon fils, à Nanterre, n’a pas oublié d’où il vient, ce «saligaud». Au final, tout s’éclaire, ce n’est plus le Pierrot de 68 qui est en scène, c’est le Nicolas Bonneau de 2008….»
[Charles Silvestre, L’Humanité]